Puceron de l'épi

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Nom scientifique

Sitobion avenae

Cultures

Biologie

Définition

Longueur de 2 à 3 mm, la couleur n'est pas caractéristique, elle peut varier du vert au rouge en passant par le jaune.
Il présente des cornicules noires, appendices situés de part et d'autre de la partie postérieure de l'abdomen.

 

Cycle de développement

Au printemps, la population est constituée exclusivement de femelles parthénogénétiques qui pondent jusqu’à 60 larves, responsables de pullulations. Les jeunes larves deviennent adultes en 8 jours et la durée de vie de l’adulte est de 15 à 20 jours à 20°C.
Lorsque les populations sont abondantes, ou lorsque les grains atteignent le stade pâteux, des individus ailés sont formés en quelques jours. Ils peuvent coloniser d’autres cultures.

Symptômes

Plusieurs espèces de pucerons peuvent se retrouver sur les feuilles de blé en cours de montaison, mais seul Sitobion avenae monte sur les épis. Il développe des colonies qui provoquent des dégâts par prélèvement de sève de la floraison à grain laiteux-pâteux. Au-delà, les populations régressent.

Il colonise le limbe des feuilles supérieures, puis se développe essentiellement sur les épis dès leur sortie.

En aspirant la sève des plantes, le puceron des épis (Sitobion avenae) provoque une limitation du poids de mille grains, voire du nombre de grains par épi en cas d’attaque précoce.
• Des attaques significatives sont observées épisodiquement : 1 année sur 5 en moyenne.
• Les pertes peuvent atteindre 25 q/ha dans les cas les plus graves.

Facteurs favorisants

Un hiver doux permet la conservation d’individus parthénogénétiques sur les repousses de céréales (blé et orge).

Méthode de lutte

Méthode prophylactique et culturale recommandée

Seuls les auxiliaires peuvent limiter les populations de pucerons : microhyménoptères parasites, coccinelles, syrphes... Il convient donc d’éviter les interventions trop précoces afin de préserver les auxiliaires si le seuil n’est pas atteint.
Leur action est toutefois insuffisante en cas de pullulation.

Méthode chimique

Il est défini à partir du début épiaison : 1 épi sur 2 infesté par au moins un puceron. Ce seuil correspond en moyenne à moins de 5 pucerons/épi.
• Il est inutile de traiter avant épiaison sur les pucerons sur feuilles même si la population est importante. La nuisibilité reste faible à ce stade, des pucerons peuvent être cachés sous les feuilles, et les auxiliaires risquent d’être détruits.
• Il n’y a plus d’intérêt à traiter au-delà du stade grain pâteux.
• Tant que l’on n’observe que quelques épis porteurs de pucerons dans toute la parcelle, l’intervention n‘est pas utile. Une application trop précoce peut nécessiter une nouvelle intervention en cas de pullulation.
• Reprendre la surveillance une dizaine de jours environ après le traitement. Une nouvelle intervention peut être effectuée en cas de dépassement du seuil.
• Les insecticides sont essentiellement des produits de contact, leur action excède rarement 2 semaines. Si la population de pucerons est déjà importante (plus d’un épi sur deux colonisé) et en conditions de développement très favorables, l’utilisation de produits à forte action de choc est conseillée.

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