Oïdium

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Cultures

Biologie

Définition

Appelée maladie du blanc, l'oïdium est une maladie cryptogamique causée par différentes espèces de champignons responsables de redoutables pertes pouvant atteindre 50% de la production commercialisable.

Cycle de développement

Appartenant à la famille des Ascomycètes, les champignons responsables de l’oïdium produisent un mycélium blanc, filamenteux et cloisonné, qui se développe surtout sur le dessus des feuilles. Ces parasites obligatoires s'alimentent dans les cellules, à l'aide de petits suçoirs. Ils forment deux types de spores : des conidies (asexuées) et des ascospores (sexuées). Ces dernières sont généralement regroupées par huit dans un asque, un petit sac dans lequel la méiose se produit.

Ils hivernent sur les bourgeons, les rameaux et les feuilles tombées sous forme de mycélium, de conidies ou d'ascospores, selon les espèces et le climat.

Au printemps, le mycélium et les spores hivernants causent l’infection primaire en se dispersant sous l'action du vent et de la pluie.

Durant la saison de croissance, le mycélium se développe et produit une abondance de spores asexuées (conidies). Celles-ci se dispersent et peuvent germer rapidement, même sur les tissus qui ne sont pas mouillés. Une fois ancré, le mycélium peut se développer sous une grande diversité de climats.

Vers la fin de l'été, les champignons forment de petites fructifications noires contenant des spores sexuées résistantes (ascospores), qui assurent leur survie durant les périodes défavorables (hiver, sécheresse) et maintiennent la diversité génétique de l'espèce.

Symptômes

  • Taches jaunies sur la face supérieure des feuilles
  • Apparition d’un feutrage blanc poudreux sur la face inférieure des feuilles, en correspondance des taches.
  • Les parties atteintes brunissent, se dessèchent et se déchirent facilement.
  • Les feuilles attaquées ont tendance à perdre leur consistance  et le limbe peut se replier vers le haut.

Facteurs favorisants

  • Taux d’humidité relative de 70% à 80%
  • Températures inférieures à 10°C
  • Les écarts de températures importants entre la nuit et le jour

Méthode de lutte

Méthode prophylactique et culturale recommandée

  • Espacer suffisamment les plants à la transplantation.
  • Nettoyer les alentours des plantations.
  • En chaleur, veiller à ne pas arroser le feuillage.
  • Nettoyer les outils et supprimer rapidement les parties ou sujets atteints afin que la maladie ne se propage pas trop vite.
  • Eliminer les débris végétaux par enfouissement, incinération…etc.

Méthode chimique

  • Privilégier un traitement préventif dès le début de la phase de croissance végétative.
  • Traitez dès l’apparition des premiers symptômes ; au-delà de 10 à 15% de surface atteinte, cela s’avère inefficace.
  • Traitements répétés chaque semaine ou quinzaine  selon l’agressivité de la maladie avec des anti-oïdiums spécifiques à partir de l’apparition des premiers symptômes jusqu’à ce que les basses températures empêchent de nouvelles infections.
  • Pour prévenir le développement de phénomènes d’accoutumances ou de résistance de la maladie, favoriser des applications à base de produits appartenant à des familles chimiques différentes et à modes d’action différents.

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